Pendant la Seconde Guerre mondiale, Corrie et Betsie ten Boom installent une chambre secrète, où elles cachent des Juifs et d'autres clandestins. Dans le livre de Corrie Hiding Place, la chambre est décrite comme une cachette aménagée pour un long séjour avec des provisions, de l'eau et des vitamines, mais en réalité, la cachette dans leur maison n'est utilisée que pour les moments d'alerte, qui durent rarement plus de quelques heures
Le 28 février 1944, la famille est dénoncée à la Gestapo, qui opère une descente dans la maison à l'occasion d'une assemblée religieuse, pour y chercher des résistants. Les clandestins réussissent à se cacher, mais les soldats de la Gestapo, qui se doutent de l'existence d'une cachette, isolent la famille ten Boom dans la prison voisine et procèdent à une fouille minutieuse du bâtiment, en vain. La Gestapo organise une surveillance de la maison, en pensant que la faim finira bien par faire sortir les clandestins, là aussi en vain
La famille ten Boom, quant à elle, reste emprisonnée. Le père meurt après un mois en prison, à l'âge de 85 ans. Les deux sœurs sont emprisonnées à l'Oranjehotel, puis dans le camp de concentration néerlandais Vught et déportées au camp de concentration allemand de Ravensbrück le 6 septembre 1944. Betsie ten Boom y meurt en décembre 1944. Quelques jours plus tard, Corrie ten Boom est libérée, à la faveur d'une erreur administrative.
Après la guerre, Corrie ten Boom s'adonne à des activités d'évangélisation. Elle prêche le pardon évangélique du Christ et, dans sa continuité, le pardon des personnes, d'abord en 1946 en Allemagne, et plus tard dans plus de 60 pays à travers le monde.